La suite de "Maurin des Maures", mêmes personnages, mêmes acteurs, même film d'une certaine façon.
Le style de la mise en scène d'André Hugon est toujours rudimentaire : des saynètes empilées et des coq-à-l'âne (peut-être dus à une copie défectueuse ?) qui forment comme une suite de blagues méridionales éparses avec l'accent chantant et le soleil des Maures. On est en plein folklore et, pour dire les choses, si la bonne humeur des personnages est communicative, on est dans l'insignifiance.
Maurin ne prend même plus le temps de braconner ; il musarde et semble faire des ronds dans la garrigue, bavarde avec les uns et les autres, figures de comédie pour la plupart. Il n'incarne plus grand 'chose de cette liberté revendiquée et on peut douter que le roman originel de Jean Aicard soit si creux. Il y a bien, pour meubler les déplacements de Maurin, une intrigue superficielle où ce dernier se découvre un grand fils né d'une erreur de jeunesse; il y a aussi Tonia, sa promise, sauf par le père de la jeune fille. C'est traité sans conviction par le réalisateur. Maurin manque de poids, parait même un peu réac malgré l'existence sans entrave qu'il incarne; il peine à rayonner et, dès lors, n'est pas si illustre que ça.