Immortel mais pas inoubliable...
Jean Reno s'est encore fourvoyé dans une production "à la bourrin" où la finesse n'a que bien peu de place.
L'histoire est classique : assassinats, vengeance, règlements de compte entre mafieux... à Marseille. Le tableau est complet. En dépit de moments familiaux qui se veulent émouvants, mais qui a peinent à susciter l'empathie tant ils sont peu subtils, c'est bien de violence gratuite dont il s'agit. Pour qui aime les coups de feu, les coups de couteau, les plaies, les tripes et la castagne (ha oui, j'oubliais les courses de voitures), il y a de quoi faire. Pour ce qui auraient voulu une enquête un peu fouillée, c'est râpé !
Les acteurs ne semblent pas vraiment convaincants : Jean Reno apparaît fatigué et ne fait pas vraiment peur, Kad Merad, est par trop caricatural et Marina Foïs pêche aussi en fliquette mal dans son veuvage.
Tout est par trop vulgaire et violent. L'ambiance générale sent la série B à plein nez.
Reste que certains paysages sont fort agréables, que les musiques classiques sont appréciables et que la musique de fin, clin d’œil au 5ème élément de Luc Besson, est sublime. Elle ajoute d'ailleurs au plaisir de constater que le film s'achève enfin.