Maxime, fonctionnaire de police, est incapable de réussir le concours d’entrée du prestigieux service d’infiltration. Mais suite à un concours de circonstance, il a enfin la chance de pouvoir faire ses preuves au sein du service en infiltrant un réseau de narcotrafic. Mais pour ça, il va devoir… se travestir en femme.
Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, l’humoriste Ahmed Sylla (Classico - 2022) nous rappelle de très mauvais souvenirs, à savoir le pathétique F.B.I. Fausses Blondes Infiltrées (2004) des frères Wayans. Alors certes, la comédie française est bien moins vulgaire et misogyne que ne l’était la comédie américaine, mais le principe reste le même, à savoir un flic qui se travesti en femme (le cinéma français apprécie visiblement travestir les forces de l’ordre, on en oublierait presque le grotesque Opération Portugal (2021) où un flic se déguisait en maçon).
L'Infiltrée (2026) manque de tout : de l’originalité, de l’humour, des répliques qui font mouche et des acteurs talentueux. Bref il n’y a rien qui va ici, tout est poussif et grossièrement exagéré comme pour mieux accentuer le côté drôle
(alors même que ça ne l’est pas, j’en veux pour preuve, les deux spectatrices dans la salle qui gloussaient dans un silence de cathédrale).
Côté distribution, Ahmed Sylla s’avère (étonnamment) crédible dans la peau de Lupita, néanmoins, ce sont les seconds rôles qui laissent clairement à désirer, que ce soit Kaaris (qui rejoue constamment le même comique de situation : la sucette, le shampoing et le fait qu’il ne termine jamais ses phrases, au bout d’un moment, ça devient lassant), Amaury de Crayencour (qui méritait mieux que ça) ou encore Michèle Laroque (égale à elle-même).
En bref, la mise en scène n’offre rien d’originale, ça manque de punch et les gags sont soient usés jusqu’à la corde, soient prévisibles.
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