L'ambition d'Olivia Wilde dans L'Invitation s'abîme très vite dans une vacuité narrative consternante. Loin d'installer la tension psychologique escomptée, le long-métrage s'enlise dès ses dix premières minutes dans une platitude accablante. Cette introduction, d'une aridité complaisante, ne suscite qu'un profond ennui avant de céder la place à un dispositif dramatique tournant désespérément à vide.
Le cœur du naufrage réside dans le traitement purement itératif des dialogues. Plutôt que de bâtir une progression organique, la mise en scène s'enferme dans une boucle asphyxiante. Les mots sont ressassés jusqu'à l'usure, les mêmes phrases revenant avec une insistance mécanique qui annihile toute forme d'authenticité. Wilde tente ostensiblement de forger un huis clos malaisant, mais le malaise promis brille par son absence ; il est supplanté par l'exaspération du spectateur face à la redondance stérile du propos.
En définitive, l'indigence de cette œuvre ne saurait être imputée aux interprètes, prisonniers d'une partition exsangue. La maladresse est profondément structurelle et incombe pleinement à la réalisatrice. En substituant la répétition systématique à la véritable angoisse, Olivia Wilde signe un film d'une superficialité flagrante, dont la mécanique artificielle finit par lasser de bout en bout.