Orlando Bloom est un ancien boxeur qui doit perdre plus de 15 kilos pour pouvoir revenir sur un ring. En 7 jours. Physiquement, l'investissement de l'ancien jeune premier d'Hollywood est impressionnant.
John Torturo est un coach sportif absolument sans limite qui va abuser de tous les moyens légaux et illégaux pour l'y faire parvenir. C'est encore un rôle parfait d'ordure pour ce grand acteur.
Le soucis c'est que le réalisateur abuse du traumatisme. De l'enfance. De la défaite. Son scénario multiplie les flashbacks sur le passé irlandais du héro, en plein coeur de la guerre que se menait l'IRA et la Grande Bretagne. Son héro est prêt à tout pour remonter sur le ring, et la pesée finale vaut son pesant de cacahuètes d'incohérence.
Se femme n'assiste pas au combat. Elle l'écoute à la radio et l'éteint avant la fin. Pas de scène iconique à la Rocky. Rien qu'un mec qui repart chez lui avec le trophée convoité et la satisfaction d'avoir vaincu ses traumatismes.
Sean Ellis reste un bon réalisateur, qui sait placer sa caméra et tirer le mieux de ses acteurs. Il y en a aucun qui démérite. Reste que la narration tarabiscotée et les grosses ficelles nuisent finalement à son film, qui se démarquait beaucoup des pelloches de boxe, et lorgnait plus vers Whiplash que Rocky.