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La bande à bobo
Jacques Rivette est un réalisateur qui m'énerve tout spécialement. Non pas que je sois allergique à ses créations, ni au fait qu'elles m'insupportent, mais c'est plutôt le fait que, nonobstant La...
le 9 janv. 2021
Jacques Rivette est un réalisateur qui m'énerve tout spécialement. Non pas que je sois allergique à ses créations, ni au fait qu'elles m'insupportent, mais c'est plutôt le fait que, nonobstant La Religieuse et dans une moindre mesure Paris nous appartient, je n'arrive jamais à trouver ce potentiel que j'attendais. Avec La Bande des Quatre, on retrouve une fois de plus l'allégeance chère au cinéaste envers le théâtre qu'il porte aux nues. Et là se trouve le hic, ce petit truc qui ne m'a pas convaincu au plus le temps avançait. Ce sacro-saint théâtre, outre sa rébarbativité de scènes toujours identiques, sans qu'il n'y ait de fond ou même de finalité à cela, nous semble terriblement loin. Alors que Out 1 et L'Amour Fou (que je n'ai pas aimé tout deux mais pour d'autres raisons) ont réussi une intégration admirable en faisant coexister ET cinéma ET théâtre, on ne fait pas de plongée réussie ici. Ces deux dimensions sont dissociées, comme s'il avait fini par perdre le fil de ses idées dans la construction de son récit. Oui, c'est toujours sympa de voir les coulisses mais en fait à part des représentations somme toute bancales avec son lot de confrontations étudiants et professeure, ça reste toujours un peu maigre. C'est assez dommageable, surtout quand on songe au fait que le film est bien plus accessible que ses gros délires de plus de 3h qui plairont ou non, sans demi-mesure possible. Rivette préfère ici la pondération en développant suffisamment bien son intrigue sans s'embarquer dans des circonvolutions comme ce fut justement le cas avec L'Amour Fou et, je vais être un tantinet vachard, avec Céline et Julie vont en bateau. Certes, c'est toujours un challenge de taille un Rivette de 2h40 mais la sauce prend et avec elle un suspense (oui oui !!!) naissant d'une chose insignifiante (SPOILER : trouver la clef). Ca paraît con mais ça fonctionne et quand on conjugue un quatuor d'actrices talentueuses, La Bande des quatre arrive à faire mouche, quand bien même un arrière-goût palpable s'en ressentira à la fin. Qui sait, peut-être se bonifiera t-il avec le temps dans mon esprit comme ce fut le cas de La Belle Noiseuse que j'ai réévalué dernièrement.
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le 9 janv. 2021
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Jacques Rivette est un réalisateur qui m'énerve tout spécialement. Non pas que je sois allergique à ses créations, ni au fait qu'elles m'insupportent, mais c'est plutôt le fait que, nonobstant La...
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