En 2002, le trublion Michaël Youn et son acolyte Vincent Desagnat se lancent dans le cinéma, après leur période télévisuelle durant laquelle ils animaient le "Morning live" sur M6.
On retrouve dans "La beuze" l'humour créatif (parfois), potache (surtout) et lourdingue (aussi) des deux compères, pour une comédie adulescente qui ne restera pas dans les annales, mais qui s'avère assez divertissante, autour d'une histoire improbable de marijuana (la beuze en question) ayant appartenu aux nazis .
Au rayon des bons moments, on se souvient par exemple du tubesque "Alphonse Brown", d'un certain nombre de références ("Scarface", "The Blues Brothers"...) et de quelques gags ou répliques bien emballés.
En revanche, on n'échappe évidemment pas à une réalisation très cheap, à une certaine lourdeur générale, et à une écriture très inégale. Le scénario s'avère également assez laborieux, même si plusieurs caméos de célébrités à la mode viennent tenter de pimenter le récit (Kool Shen, Gad Elmaleh, Omar Sy...).