"La bonne occase", ce sont les mésaventures d'une DS noire et de sa succession de propriétaires. Rien d'ébouriffant ni d'original dans cette façon d'introduire des sketches de comédie. La DS fait le lien.
Inégales dans la durée, les histoires mises en scène par Maiche Drach ont, pour la plupart, le mérite d'être plutôt bien écrites par différents auteurs. Le film est intéressant comme peut l'être une suite de sujets sans unité ni continuité. C'est-à-dire que si les personnages ne s'imposent pas ou ne séduisent pas tout de suite, c'est assez plat. Par conséquent, les numéros d'acteurs sont les bienvenus dans cette comédie traversées par de nombreuses vedettes., dont la fine fleur de la comédie populaire des années 60 (et du nanar aussi).
Lesquels retenir ? L'entrée en matière de la comédie est pétaradante, avec une Edwige Feuillère très à l'aise en aristocrate excentrique et "audiardienne" (sans Audiard) ; on sent qu'elle s'amuse bien dans un type d'emploi et de textes auxquels elle n'est peut-être pas habituée. Les duettistes Poiret-Serrault sont amusants en cambrioleurs qui se vouvoient, même si leur sketch, le plus long de tous, finit dans la facilité. Enfin, Marie-José Nat est très bien en jeune fille en chasse d'un mari riche.