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le 31 juil. 2026
SuivreBouche sans mordant
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Un nouveau film de Jeff Wadlow, c'est la promesse d'un bon moment à décortiquer tout ce qui ne va pas à l'écran. Si on ôte Kick-Ass 2, le réalisateur fait preuve d'une rigueur sans faille pour livrer des étrons de première catégorie. La Bouche du diable semble s'inscrire dans le giron des mémorables Action ou Vérité et Nightmare Island. Une grotte, des touristes cons et un requin. Mais évitez de penser à The Descents ou aux Dents de la mer, le génie de Wadlow c'est de partir de trois fois rien et d'arriver à encore moins. L'écriture est d'une impensable bêtise, en plus de répéter inlassablement les mêmes artifices (oh mon dieu, une menace à l'arrière-plan) et l'empathie pour les personnages frise le zéro absolu après 10 minutes. Mais évidemment, le dynamisme dans l'idiotie rend le tout légèrement fun, tant les poncifs tapissent l'écran. Sans rire, vous serez en mesure de deviner l'ordre des morts sans même vous fouler. Ça, il faut le faire. Et pour ce qui est des absurdités, il y a à boire et à manger, entre les décisions continuellement stupides, l'appétit hors-du-commun du squale, et le jeu des acteurs franchement pas terrible. Assez pour s'en payer une bonne tranche, heureusement parce que sinon, mon dieu que c'est barbant...Pour dire, Wadlow a tellement la flemme que passé un stade, il utilise des fondus sur une carte juste pour précipiter la fin. Ce qui signifie que les survivants ont pu remonter pratiquement toute la grotte sans avoir croisé de menace alors que pendant 1h, ils ne pouvaient pas avancer de 3 mètres sans être pris d'assaut par le requin...Pourquoi chercher ? À quoi bon ? Le budget avoisinant la moyenne des productions Blumhouse, on a vite l'impression de voir les mêmes décors se répéter inlassablement et les VFX sont dignes du Peur Bleue sorti en 1999. Mais la méthode est éprouvée, et étonnamment Wadlow a sûrement une bonne moyenne pour qu'on le laisse ainsi persister dans les nanars. Ou une bonne étoile. En tout cas, une telle régularité mérite d'être saluée.
Créée
le 30 juil. 2026
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