Ce qui s’apparente à un petit téléfilm marrant vire à l’horreur et la claustrophobie; Antonio Mercero transforme son oeuvre en une parabole Kafkaïenne du régime. Le personnage enfermé dans la cabine symbolise la population espagnole et la cabine le régime de Franco. Ce régime dont on ne peut se défaire, dans lequel nous sommes emprisonnés par une porte invisible. Les gens autour rient de nous et ni la police ni les pompiers peuvent nous en sortir. La société est endoctriné et ri de celui qui veut s’échapper, les services sociaux sont inaptes, le régime censure les opposants, comme le personnage principal ne peut s’exprimer. Mercero réussit l’exploit en délivrant son message par l’absurde, mais alors que le gouvernement n’y voit que du feu les habitants, eux, ressentent l’effroi de l’homme dans la cabine; non pas simplement car il est enfermé, mais car ils se sentent tous comme lui.