La Chair et le Sang partait déjà avec de bons points : d’abord bien que je ne connaisse que très peu le réalisateur Paul Verhoeven, j’ai bien dû voir son Starship Troopers 4-5 fois, ensuite parce que j’aime beaucoup les films au moyen âge, période fascinante, surtout lorsque l’on propose de belles armures étincelantes, de grands combats et d’ingénieux sièges !
La Chair et le Sang c’est donc une histoire toute simple : une gentille (mais pas si gentille) princesse se fait enlever par de vils (mais pas si vilains) mercenaires, et son prince charmant (mais pas si charmant) veut la sauver. Et vous l’aurez peut-être deviné, aucun des personnages n’est enfermé dans une case qui aurait été donnée par un film manichéen. On peut prendre l’exemple de Martin (joué par Rutger Hauer), chef des mercenaires qui reste parfois assez flou dans ses intentions, et n’hésitant pas à évoluer au fil du film, ou encore Steven le prince lésé (Tom Burlinson), charmant mais pouvant aussi être dur. Il y a donc une force des personnages, doublé d’un charisme (et d’une beauté !) certain.
Mais le véritable point fort du film est qu’il est sympa, tout simplement ! Ca se bat, ça crie, ça mange, ça couche, ça se dispute, ça cherche des solutions ingénieuses, etc… C’est loin d’être rose avec des paillettes comme je peux en donner l’impression, mais la violence n’est pas inutilement trash : elle est le fruit d’une logique, assez « normale » donc. C’est l’homme et la femme pervertis dans un monde sombre.
C’est donc un film prenant et agréable, doté d’une véritable personnalité.