Film intéressant. Perdu dans la ville de Tbillissi dans les années 60, dans un contexte soviétique qui n'aura aucun impact direct sur le film. On suit Niko, personnage très placide. Mais c'est ce qui fera tout son charme en réalité. Il est insouciant, préfère s'amuser, jouer au foot avec ses collègues pour son premier jour de travail. Mais à travers lui, issu d'une caste inférieure, on découvre la société géorgienne. Il y est beaucoup question de mépris de classe, de violence discrète et implicite, de ce que c'est qu'être un paumé de la vie qui doit apprendre le sens des responsabilités qu'en se heurtant contre des murs. Intéressant également les interactions de Niko avec diverses femmes, notamment à la fin.
On découvre aussi un peu l'industrie viticole d'une nation qui, il est vrai, en produit pas mal encore de nos jours. Les discussions alcoolisées entre collègues étaient plutôt rigolotes, que ce soit autour d'un vin de qualité dont ils profitent sans privation, ou d'un vin de mauvaise facture que les élites veulent vendre coûte que coûte.
Tout ça n'est pas tellement facilement à suivre en géorgien avec un léger surdoublage russe, mais c'est une expérience intéressante. On peut reprocher que ça ne raconte pas non plus grand chose, que c'est simplement un état des lieux, une vue globale. Toujours est-il que ça montre des choses intéressantes. On notera également que la musique, via chants traditionnels, est TRÈS présente dans le film. Ça orne un peu, dirons-nous. Mais c'était pas mal, en globalité.