Un bon western comme on les aime... Un décor bien planté : un éphémère village de chercheurs d'or dans un paysage de petite montagne. Un héros ténébreux : Gary, que demander de plus ? Une jeune fille en détresse, un ou deux salauds : Karl Malden, sale et bouffon la casquette vissée sur son nez rouge, George C. Scott un peu sacrifié par le scénario. Du poker, de l'alcool, ce qu'il faut de bagarre, et une chanson au générique...
En plus de tout cet indispensable, la colline des potences nous offre une belle reconstitution de la vie chez les chercheurs d'or, le village est très bien rendu, avec l'épicier honnête et sa femme-vipère, la belle scène de beuverie où Karl essaie de se métamorphoser en nouveau riche, la construction d'un claim et le travail quotidien du médecin bougon joué par Gary dans un de ses derniers rôles.
Dans ces petits moments de vie quotidienne, ou chaque objet déplacé prend une réalité presque tactile et olfactive, le film gagne une épaisseur non négligeable, et vous laissera longtemps dans la bouche un goût de poussière dorée, de vent glacial nocturne, de mauvaise gnôle et de lèvres enflammées.

Créée

le 1 sept. 2010

Critique lue 2.1K fois

Torpenn

Écrit par

Critique lue 2.1K fois

29
29

D'autres avis sur La Colline des potences

La Colline des potences

La Colline des potences

le 1 sept. 2010

Adieu Gary Cooper !

Un bon western comme on les aime... Un décor bien planté : un éphémère village de chercheurs d'or dans un paysage de petite montagne. Un héros ténébreux : Gary, que demander de plus ? Une jeune fille...

La Colline des potences

La Colline des potences

le 8 janv. 2018

City of fights

André Bazin définit ainsi le sur-western : « Disons que le « sur-western » est un western qui aurait honte de n'être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt...

La Colline des potences

La Colline des potences

le 13 nov. 2010

Gare, gare, Gary Cooper

Peu de westerns auront autant brouillé les pistes. D'habitude, le gentil est gentil (avec parfois une étoile à la boutonnière pour être vraiment sûr) et le méchant est méchant. L'avantage, c'est...

Du même critique

Into the Wild

Into the Wild

le 17 nov. 2012

Itinéraire d'un enfant gâté

A 22 ans, notre héros, qui a feuilleté deux lignes de Thoreau et trois pages de Jack London, abandonne sans un mot sa famille après son diplôme et va vivre deux années d'errance avant de crever comme...

Django Unchained

Django Unchained

le 22 janv. 2013

Esclavage de cerveau

Aussi improbable que cela puisse apparaître à mes lecteurs les plus obtus, j’aime bien Tarantino, je trouve qu’il arrive très bien à mettre en scène ses histoires, qu’il épice agréablement ces...

Le Parrain

Le Parrain

le 6 janv. 2011

Le festival de Caan...

Tout a déjà été dit sur ce film, un des plus grands jamais réalisé. Tout le monde a vanté, un jour son casting impeccable : un Brando ressuscité, un Pacino naissant, bien loin de ses tics...