Impressionnant techniquement par son défi de faux plan séquence, la Corde est un film intéressant mais un peu forcé. La mise en scène est brillante, et trouve comment filmer ce huis-clos sans devenir répétitif, avec ce coffre toujours en bord cadre, épée de damoclès qu’on n’oublie jamais.
L’histoire en elle-même est peut-être un peu poussive, difficile à croire. Les motifs semblent peu réalistes, et James Stewart est à la fois bien trop perspicace et pas assez.
Ce qui m’interloque en revanche c’est à quel point tous les éléments propres à un genre tout à fait contemporain étaient déjà là. En effet la dark academia reprendra quasiment tout ça : de jeunes étudiants/diplomés, un meurtre de groupe pour des raisons esthétiques, un discours sur la nature du bien, du mal, une figure de professeur qui leur a tout appris, mais qui s’est fait mal comprendre, et un sous-texte queer.
Fascinant.