La lutte déclasse, par le Cidre
Gugus signe un nouveau bon film, proche des gens, de leur réalité complexe et des vérités qui s’opposent et qui s’affrontent : d’un côté ceux qui écoutent la radio et de l’autre ceux qui la font. Ceux qui dépensent l’argent et ceux qui l’encaissent. Et puis, il y a la révolution. Ceux qui en parlent et ceux qui la font. C’est le cas de notre protagoniste à la corde, érigé en héros par les uns (ceux qui bossent comme des chiens), fustigé de dément par les autres (ceux qui tiennent les laisses), un protagoniste et son antagoniste qu’une corde et un fusil garde à équidistance en renversant l’ordre immémorial : les chiens contrôlent cette fois leurs maîtres et ont droit de vie ou de mort sur eux. Mais c’est toujours ce même dénouement dans l’Histoire : les clairvoyants sont jugés fous et inversement, le poids des mécanismes historiques surplombant les destins des hommes. Les acteurs sont bons, la musique est bonne et le tout ne semble jamais trop tirer sur la corde.