« La dérobade » est un film particulièrement glauque mettant en avant les mécanismes sordides de la prostitution dans les années 70, métier exercé à l’époque par une majorité de françaises alors qu’aujourd’hui ce sont plutôt des étrangères qui l’exercent.
Miou-Miou incarne avec son talent habituel pour les rôles extrêmes, une jeune femme déboussolée, issue d’un milieu pauvre, manipulée par un habile proxénète, qui la séduit pour la faire travailler à son compte avant de trouver en elle les ressources pour sortir de cet enfer.
Peu de choses nous sont épargnées : la violence et la cupidité du mac, son absence absolue de scrupules, le coté mécanique et déprimant de l’acte sexuel à répétition avec des hommes âgés parfois vicieux, la rivalité acharnée entre filles façonnées par la dureté de la rue et l’univers des voyous avec leurs codes brutaux basés sur la loi du plus fort et le profit.
Pas évident donc de surnager au milieu de ce cloaque putride et on se dit que si au final, une jeune fille parvient à s’extraire de ce piège infernal, ceci ne peut qu’appartenir qu’au domaine de l’exceptionnel.
Un film réaliste anti glamour à déconseiller aux âmes sensibles...
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