Comment s’accepter et se faire accepter aux yeux des autres lorsque l’on est défiguré ? Pendant les grandes guerres, on les appelait vulgairement "les gueules cassées" mais de nos jours, ils sont surtout invisibilisés, moins on les voit, mieux on se porte.
Ils (et elles) sont des accidentés de la vie (victime d’un jet d’acide, d’une maladie génétique, blessée au Bataclan, atteint d’un cancer ou brûlée lors d’un incendie), Didier Cros (La Gueule de l'emploi - 2011) recueille leurs témoignages et les confronte à leur propre reflet, tout en acceptant de se faire prendre au photo au Studio Harcourt (comme pour mieux s’accepter tel qu’ils/elles sont).
Ces hommes et ces femmes ont tous un parcours exemplaire et ont dû faire face à des maladies ou à des "accidents de la vie" qui ne les ont pas épargnés. La douleur dans la chair puis dans le regard des autres, comment, en pareille circonstance, arriver à se reconstruire et à se faire accepter au sein d’une société où la beauté physique à toujours été un critère de discrimination.
Ces 5 anonymes nous livrent des témoignages touchants et profondément humains. La Disgrâce (2018) met en lumière le regard que l’on peut avoir envers ces personnes et leur place au sein de la société.
Dans un tout autre registre, mais bien plus tape-à-l’oeil et voyeuriste, il existe aussi cet autre documentaire, Je ne suis pas un monstre (1981) d'Harry Rasky.
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