Elle est mariée à un homme issu de la grande bourgeoisie angevine qui a choisi de réintégrer la superbe maison familiale à la suite du décès de sa mère. Lui qui avait pourtant jurer ne jamais y habiter change d'avis (c'est bien pratique) et rachète les parts de ses frères et sœurs pour rester maître chez lui. Enfin pas tout à fait, car le père, le patriarche, est encore là pour faire régner son ordre comme le tyran qu'il a toujours été. Elle est soumise aux caprices de ce vieux réactionnaire machiste, à l'indécision chronique qui habite son falot de mari et à la cour assidue d'un de ses beaux-frères à qui elle a eu le malheur de céder un jour. Et elle s'ennuie grave ! Le problème est que nous aussi , on s'ennuie grave. Rien ne ressort de cette étude de mœurs totalement ratée : c'est plat, les scènes d'une banalité affligeante s'enchaînent sans aucun rythme et le scénario est bancal du début à la fin (le pompon étant le retour de l'homme providentiel - Jérémy Rénier - qui réapparait avec de mystérieuses photos vieilles de vingt ans). Malgré tout son talent, Mélanie Thierry ne peut rien pour tirer le film vers le haut tant elle n'a rien à dire, Eric Caracava fait du Caracava (l'homme soumis incapable de prendre une décision), seul Jérôme Deschamps parvient en de rares moments à incarner ce vieux bourgeois odieux qu'on aimerait bien voir disparaître pour de bon.