Succès pas surprise du tout de l'hiver 2025, l'adaptation du best-seller de Freida McFadden se pose comme jumeau et antithèse d'un Gone Girl. Sans déflorer l'intrigue, on y trouvera plusieurs passerelles thématiques allant du male gaze à la déconstruction du couple idéal fictif en passant par le twist en cours de route. Mais sur le fond comme sur la forme, le film de Fincher renvoie La Femme de ménage à sa place d'invraisemblable bouffonnerie. Son intrigue n'a ni queue ni tête, les péripéties sont au mieux parfaitement prévisibles sinon complètement insensées. Malgré son dynamisme (montage très "cut"), la première partie pêche par sa longueur, sa manière de sexualiser le personnage de Millie (Sydney Sweeney) et son érotisme ringard. Je sauré gré à l'excellente Amanda Seyfield de relever un peu le niveau, mais ça ne suffit pas à faire oublier la fadeur de la mise en scène. Le pire, c'est qu'une fois que le rebondissement majeur a lieu, l'ennui cède la place à l'embarras devant le festival d'incohérences qui scelle définitivement le destin de ce navet. Et le final ne pourra rien y changer, quand bien même on aura bien rigolé. Le Femme de ménage est aussi bien troussé qu'un thriller 90's type Color of Night et aussi érotique que les films Cinquantes Nuances de... . Comme mélange, on a connu plus relevé. Et l'épilogue me laisse craindre qu'on est pas au bout du calvaire.