Malcolm D. Lee avait réussi son entrée à la réalisation avec l’adorable The Best Man, une comédie dramatique entre amis trentenaires et Opération Funky, une hilarante comédie sur une agence de contre-espionnage Black Power.
Son troisième film, La Fièvre du Roller retourne à ses premières amours, la comédie dramatique tendance coming-of-age, avec un groupe d’adolescents qui passe ses journées au roller park dans les années 70. Bien que le film suive totalement une formule éculée et pas forcément exempte de bons sentiments prévisibles comme jamais, la mise en scène particulièrement rythmée de Lee, quelques dialogues bien sentis et le casting époustouflant apportent tant de sympathie, d’application et de générosité qu’il est quasiment impossible de ne pas succomber au bout d’une demi-heure. Si Shad Moss, Brandon T. Jackson et les autres sont très bons, on se rappelera surtout de Chi McBride en père bourru et surtout Mike Epps et Charlie Murphy en éboueurs vantards et quelques peu stupides. Les scènes de roller sont très réussies, couplées à une bande-son qui dépote sec, sans pour autant passer par tous les lieux communs. Quel plaisir d’entendre Bounce, Rock, Skate, Roll…
La Fièvre du Roller n’est sans doute pas le meilleur film de son réalisateur mais c’est un de ses plus chaleureux, touchants et sincères. De la part d’un type qui a fait The Best Man Holiday, ça veut dire beaucoup.