A ne pas confondre avec son homonyme américain de 1936, suite officielle du Dracula de Tod Browning produite par la Universel, nous sommes ici sur le territoire de Jess Franco, grand admirateur du texte de Bram Stoker qui a toujours avoué s'être fait chier comme jamais à devoir respecter le texte à l'occasion des Nuits de Dracula qu'il réalisa deux ans avant cette fille vampirique et de lointaine parenté, dont on voit davantage les tétons que les canines. Franco se fout de tout et surtout de ses histoires, prétextes à une enfilade de séquences tantôt lénifiante par leur inertie, tantôt fascinante par leur caractère expérimental et hypnotique. Enfin, il faut quand même avouer que ce cru est loin d'égaler certains autres de la même période, le comble du ridicule étant atteint d'une l'exploitation à l'écran d'un Howard Vernon empêtré dans un cercueil, grimaçant et mutique.
BRD ZA USA Redemption
IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0068583/