Naguère jeune fille-mère, Rita est aujourd'hui entraîneuse dans un bar et a mis sa fille en nourrice, et c'est d'autant plus judicieux que son homme (Robert Berri) est une sale brute.
C'est la période où Jean Gourguet tourne des variations sur le thème de la maternité. Jean Gourguet est un cinéaste de sujets sociaux et de milieux populaires... qu'il saborde par la trop médiocre écriture des scénarios et des personnages. C'est parfois tellement mal fait, tellement superficiel que ces idées sont comme une synthèse : on a les grandes lignes mais, surtout, ne nous attardons pas sur les détails, en l'occurrence les personnages, qui sont faux et qui ne sont pas aidés par la très désinvolte direction d'acteurs.
La réalisation est à peine mieux. Gourguet abuse des plans rapprochés et des cadres étriqués, souvent dans des pièces exiguës ! Ça trahit probablement un manque de moyens et d'idées, sauf à y voir un style.
Son drame social emprunte des raccourcis simplistes et, à cet égard, le dénouement tourne un peu au n'importe quoi, flirtant avec le nanar pathétique. Enfin, pour le cas où on l'aurait oublié, Claudine Dupuis est tout de même une actrice très limitée, si peu expressive et, pourtant, cherchant toujours à tourner la tête vers la caméra.