La femme possédée a toujours possédé pour certains un pouvoir d’attraction sur lequel, en ces temps rigoureux sociétalement parlant, je resterai muet.
Flambeuse, définition, extrait : « cherche à en mettre plein la vue, m’as-tu-vu ». J’ai vu et j’ai trouvé que ça peut s’appliquer au film et à celle qui l’a réalisé.
La Flambeuse, le film, pour ce qui est de posséder, a possédé sur moi, et jusqu’au bout du bout, un formidable pouvoir de fascination pour la laideur et pour le mauvais goût que je lui ai trouvé en presque tout.
Presque tout et non pas tout car il y a Léa Massari dont la beauté est presque épargnée.
Mais la couleur est très laide, comme est très laide la tronche de nombreux seconds rôles, surtout chez les joueurs qui jouent gros. Je ne pensais en voir ou en revoir de telles que dans des films porno français faits à la même époque.
La Flambeuse est aussi un film à suspense puisqu’on ne sait pas si à la fin elle perd ou gagne tout, et ce n’est pas moi qui vous le dirai.
Je vous dirai seulement que le contraste entre le style vieillot du café où l’héroïne découvre son héroïne à elle, autrement dit le jeu, et le design hyper moderne pour l’époque du domicile de l’architecte, n’a rien du charme de celui qu’on trouve dans Mon Oncle de Tati.
Au cas où je n’aurais pas été assez clair, le blouson de Gérard Blain et les fringues extraordinaires du dandy Terzieff ne m’ont pas du tout convaincu.