« Amazing » s’exclame, admirative, une des victimes de l’homme que la police recherche après qu’elle ait participé à la constitution progressive de son portrait-robot.
« Amazing » est le mot utilisé par l’inspecteur qui lui réplique pour qualifier l’homme recherché.
« Amazing » vf « surprenant, sidérant » est également le mot que j’emploierais pour parler de ce film noir extraordinaire par son absence de héros, d’héroïsme et de tout « sensationalisme », absence qui paradoxalement augmente les sensations du spectateur.
Tiré d’une histoire vraie, il a un caractère parfois documentaire sur Los Angeles et sa police.
Le personnage principal a un avant-goût du Samouraï de Melville.
Werker comme réalisateur est beaucoup moins connu qu’Anthony Mann, coréalisateur non crédité (pourquoi ?) ou Crane Wilbur au scénario.
Mark Dixon Detective (Where The Sidewalk Ends) de Preminger se termine dans le caniveau. Je ne sais plus quel autre film noir se termine, lui, le long des voies du métro. Celui-ci finit dans…Non, ce serait criminel de vous dire où se termine ce remarquable film de crime.