Si le film jouit d'une réalisation générale assez virtuose (dont ceux, célébrissimes, où 1/ la caméra, en travelling en contre-plongée quasi-zénithale longe un immeuble avant, fondu enchaîné aidant, de cadrer en plongée un étage quadrillé de bureaux et 2/ filmée en plongée en plan large, une foule de spectateurs qui éclate de rire dans une salle de cinéma pleine), sa dimension psychologique confirme combien King Vidor, auteur sous contrat avec la MGM d'Irving Thalberg, réussissait, comme dans La Grande Parade, à marier intime et spectaculaire (notamment avec les décors de Cedric Gibbons).
Dans cette fresque sur les déboires du rêve américain, réalisé un an avant le dramatique Krach boursier de 1929 (qui entraînera la Grande Dépression), La Foule reste un modèle de générosité (dans la finesse d'écriture de ses personnages comme dans l'amplitude de sa mise en scène).
Trigger warning et spoiler : pour un jeune père, comme moi, la scène de l'accident où meurt la jeune cadette reste, en big 2026, toujours aussi percutante d'émotion !