La foule, elle n'est pas seulement à New-York. Elle est aussi présente dès le début, dans ce village d'enfance où le garçon a déjà du mal à se frayer un chemin chez lui. Scène à la fois grotesque et touchante : l'homme qui veut "faire taire" la ville car son enfant est malade et doit se reposer. Le policier lui répond que le monde ne peut pas s'arrêter à cause de ça. Le film est ainsi construit sur une décadence, tout empire au fil du temps, et on en vient à se dire que le sort s'acharne vraiment. Du sable sur un joli gâteau de pique-nique, et c'est le début de la fin (/faim aussi, tiens). Heureusement, pour ne pas tomber dans la déprime, la dernière foule, elle, est celle du cinéma, à la fin, toute joyeuse devant une comédie : "Ris, et le monde rira avec toi. Pleure, et tu seras le seul à pleurer."