Quand j’étais petit, non seulement je n’étais pas grand mais papa et maman m’ont emmené voir La Belle au Bois Dormant, film dans lequel Maléfique m’a fait l’effet que ni les fées ni Aurore ne m’ont fait. Dans le même temps, le manuel d’histoire me montrait le derrière de Blandine encorné par un méchant taureau comme celui qu’on peut voir dans ce très bon petit péplum.
Pas étonnant dès lors qu’un bon petit comme moi devenu grand garçon apprécie aujourd’hui les bonnes petites idées qu’on trouve dans celui-ci, exemple parmi d’autres un vilain qui veut crever de son poignard la gourde des gentils qui meurent de soif dans le désert, la lutte à mort de deux femmes dont une gitane comme dans Bons Baisers de Russie deux ans plus tard, la jeune aveugle en robe aussi blanche que noir est le cachot où on la jette, ou encore la statue de la divinité que le héros fait basculer sur les prêtres de son culte et qui les écrase tous en s’abattant sur eux.
Bref dans son genre un des meilleurs films que j’ai vus, avec une Maléfique antique très réussie, une Aurore qui ne voit rien des horreurs qu’elle entend et, dans le rôle du héros, un Rupert Edmund Holovchik ayant pris le nom de Ed Fury, pas mal pour jouer la Fureur, dont la musculature est herculéenne sans être ridicule.