Jusqu'ici, les 2 films les + connus de Sorrentino (Il Divo et La Grande Bellezza) m'avait laissé le sentiment d'un Fellini défait de son sens et de sa poésie pour un marketing formel de surface.
Avec cette sorte d'envers du solaire Parthenope, La Grazia conte le récit crépusculaire d'un Président de la République italienne (Servillo qui n'a pas volé son Prix d'interprétation à Venise), hanté par l'amour de sa défunte épouse, la bien-nommée Aurora.
Bien qu'empesé encore par des effets superfétatoires (comme cette séquence de l'arrivée du Président portugais), le film touche assez juste sur son exploration de la grâce, sous tous aspects (politiques comme religieux).