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Etre acteur et surtout spectateur de notre société contemporaine. C’est un choix ici assez intéressant quand le sujet de la fin de vie est habituellement traité de l’intérieur au cinéma . Voilà donc tous ces questionnements, grands et petits, qui traversent le personnage de La Grazia. Non seulement doit-il traiter deux demandes de grâce, pour des meurtres dont les victimes étaient les conjoints des auteurs, mais encore cherche-t-il désespérément à trouver qui fut l’amant de sa défunte épouse quarante ans auparavant et comme si cela ne suffisait pas, il est également empreint d’une crise existentielle que sa fin de mandat.
C’est donc la petite histoire de Mariano (merveilleux Toni Servillo), prisonnier du souvenir de l’être aimé mais aussi de sa trahison, qui apporte une humilité au propos du réalisateur et surtout au titre osé de son film : La Grace. Car la grâce, c’est peut-être effectivement ce que les dialogues nous dévoilent : le doute.
Ce très bon film de Sorrentino ne manque pas d’humour pour évoquer la modernité de ce monde.
Créée
le 30 mai 2026
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