La Haine c'est avant tout un ras-le-bol, des conséquences sur des hommes (petit h) qui les rendent si différents du commun des mortels. La patte de Mathieu Kassovitz et le choix tardif de conserver le film en noir et blanc illustrent avec force l'ambiance des quartiers de ces jeunes. L'élément central, la bavure subie par un membre de leur cité, n'est qu'une raison pour Vinz, Hubert et Saïd de sortir de leur vie morose à la découverte du revolver d'un des policiers présent lors des émeutes par Vinz. Leur haine, rendue explicitement justifiée, se déchaîne dans cette escalade mouvementée de la violence.