Vlad, la vingtaine, a un talent inné pour la course. D’ailleurs, son rêve est de devenir un pro du sprint. L’ennui, c’est qu’il est dans la “hess” (la misère, la dèche). Ne pouvant pas compter sur ses parents et encore moins sur ses potes, il va devoir se débrouiller par lui-même, quitte à plonger dans le “game” en acceptant de courir pour un parrain local…
Si comme moi, vous n’aviez jamais entendu parler de “sprint clandestin”, vous allez découvrir un milieu assez étrange. En effet, le réalisateur Alexandre Lemoine-Courx s’est inspiré de sa propre expérience (de sprinter clandestin) pour écrire son film et nous plonge dans un tout autre univers où les paris d’argent sont légions. D’ailleurs, il est intéressant de voir comment le réalisateur a fait un parallèle entre le turf (les courses de chevaux et l’addiction aux paris hippiques) et le sprint clandestin, qui au final, s’avèrent être exactement la même chose (le cheval est remplacé par le coureur et le jockey par le manageur).
Tout est une question d’argent où le coureur se retrouve dans une spirale sans foi ni loi. La Hess (2024) séduit par sa simplicité, la mise en scène est plutôt correcte, reste la direction artistique qui peut parfois poser question (Pierre Colleau y est parfait dans le rôle de Vlad) et certains choix scénaristiques sont clairement rédhibitoires (le personnage du geek est totalement raté, ainsi que la plupart des séquences dans lesquelles il évolue). Le film ne dure qu’une petite heure et se regarde sans déplaisir.
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