Sélection de l'ACID 2025, La lumière ne meurt jamais surprend par son originalité et amuse pour sa bizarrerie. Dans l'esprit des comédies tristes qui nous viennent des pays nordiques, le film du réalisateur finlandais Lauri-Matti Parppei nous transporte dans une petite ville au nord de son pays, dans laquelle revient un flûtiste renommé, en proie à une sévère dépression. Sa rencontre avec une musicienne atypique, qui ne jure que par l'expérimentation radicale, va créer une drôle de fusion, aux couleurs atonales, à la fois étrange et touchante, qui se concrétise par une épreuve inédite pour nos oreilles. Le récit fonctionne dans le décalage permanent entre ses deux personnages principaux, l'un apathique, l'autre énergique, et dans une conception de la musique qui au lieu d'être considérée comme "adoucisseuse" de mœurs peut, pour d'autres artistes, moins classiques, se déterminer pas sa volonté d'agression du public. Le réalisateur a le bon goût de rester dans une certaine forme de légèreté, incluant une empathie certaine pour ses protagonistes, dont certains se distinguent par une forme d'anti-conformisme aigu. Si l'on aime ce cinéma assez imprévisible, pince-sans-rire et même parfois un peu nihiliste, La lumière ne meurt jamais constitue une réussite, mineure peut-être, mais réjouissante, à sa manière.

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le 12 nov. 2025

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