Olga's House of Shame sorti en 1964 semble être le premier volet d'une tétralogie réalisé par Joseph P. Mawra sur le personnage d'Olga, une chef d'organisation criminelle lesbienne et violente qui s'entoure presque uniquement de femmes. Quant au réalisateur Joseph P Mawra il semble avoir construit une carrière qui se nourrit le plus souvent d'obsessions autour du lesbianisme, du fétichisme , du bondage et de jeux sado-masochiste pour de purs films d'exploitations puisque le réalisateur lui même déclarait à propos de ses films "Nous n'avons jamais voulu faire quoi que ce soit dont on se souvienne - il s'agissait simplement de faire entrer rapidement un produit dans les salles " ....
Le film raconte donc sur un ton pseudo documentaire comment notre brave Olga tente de faire prospérer sa petite entreprise d'organisation criminelle avec les nombreuses fille qu'elle recrute et emploie dans divers trafics de drogue, de bijoux et de prostitution.
Olga's House of Shame fait parti de ses films qui dure à peine plus d'une heure et qui semble pourtant en durer le triple . Il faut déjà comprendre que le film ne raconte strictement rien et qu'il s'articule sur une mécanique ultra répétitive en trois temps avec Olga qui recrute une fille qui fait un pseudo strip-tease en guise d'entretien d'embauche , une fille trahit ensuite Olga qui du coup la torture dans des scènes au fétichisme très BDSM. Les amateurs de sensations fortes et de torture porn pourrait presque y trouver un plaisir coupable sauf que les très nombreuses séquence sado-masochiste consiste à regarder Olga faire (Très mal) semblant de torturer des jeunes filles qui font (très très mal) semblant de souffrir à l'image de cette jeune fille qui tremble à peine de la cuisse alors qu'elle est sur une chaise électrique. Bien évidement, je ne réclame pas des sévices réels et des coups violents portés mais là rien n'est un minimum crédible entre la mollesse des coups dans le vide et surtout la souffrance toute relative des victimes auxquelles on semble à peine avoir arraché un poil. Joseph P Mawra semble donc surtout se délecter de montrer des femmes en petites tenues attachées et soumises pendant la majeure partie du film. Autre particularité du film c'est qu'il ne comporte que trois ou quatre courtes scènes sonorisées avec des dialogues et des bruitages totalement désynchronisés de l'action. Le reste du temps le film ressemble à un film muet sans dialogues et sans bruitage avec uniquement une musique en guise de fond sonore. Mais Olga's House of Shame est aussi un film muet extrêmement bavard puisque tout le film s'accompagne d'une voix off type documentaire qui nous raconte l'intrigue et ce qui se passe à l'écran jusqu'à devenir un bruit de fond auquel on n'accorde même plus vraiment d'attention.
La Maison de la Honte ne devrait donc satisfaire que les amateurs de bondage et de petites culottes pour les autres hormis quelques plans en noir et blanc assez jolis et le charisme de Audrey Campbell il ne reste plus grand chose à défendre.