Peter, 8ans, est persuadé d’entendre des bruits provenant du mur de sa chambre. Ses parents affirment qu’il n’y a rien et que c’est le fruit de son imagination, pourtant, les bruits se font de plus en plus présents, sa peur s’intensifie et il commence à mettre en doute ses parents…
Premier long-métrage pour le français Samuel Bodin qui réalise ici une petite prod’ horrifique au budget low-cost. Mais le manque de moyen ne se fait aucunement ressentir, tout comme le tournage qui a été intégralement délocalisé en Bulgarie.
La Maison du mal (2023) avait tout pour rebuter, avec cette énième histoire de maison hantée, de gamin malmené par une entité et que ses parents ne parviennent pas à comprendre. Typiquement le genre de film dont on aurait pu faire l’impasse si l’on n’avait pas fait l’effort d’assouvir notre curiosité.
Si le scénario n’a rien bien original à nous offrir, là où le film se rattrape, c’est grâce à son atmosphère assez oppressante (mais ne vous attendez surtout pas à frissonner, le film est seulement interdit aux moins de 12ans, on est sur une réalisation assez chaste niveau horreur).
Malgré le fait que l’on finisse assez rapidement par deviner les tenants et les aboutissants, on parvient néanmoins à adhérer à cette histoire (qui vire à 180° sur le dernier tiers, en guise de défouloir, plutôt pratique pour sortir de notre léthargie). Signalons enfin une sympathique distribution, où l’on retrouve Antony Starr & Lizzy Caplan.
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