C'est certain, tout cela est d'un kitsch assez indescriptible et les défauts ne sont pas minces. Mais l'on s'arrêtera principalement sur un, tant il gâche le plaisir : ces sortes de scène "érotico-orgiaque", plongeant le film dans le mauvais goût le plus abject, que ce soit par ses effets spéciaux ridicules, ces bourreaux en slip de cuir (oui, oui!!) ou encore cette pauvre Barbara Steele affublée d'un des maquillages les plus ridicules qui soient.
Pourtant, "La Maison ensorcelée" parvient à être miraculeusement charmante, que ce soit par son interprétation souvent trois étoiles (Christopher Lee et Boris Karloff y font preuve de leur classe habituelle) ou son scénario loin d'être aussi fainéant qu'il ne parait au premier abord, tenant étonnamment bien la distance, son auteur n'oubliant jamais son séduisant sujet initial. Bref, un nanar, peut-être, mais dégageant un charme tellement étonnant qu'il nous est franchement sympathique. Un bon moment.