Un film bien insipide, inspiré d’un roman du très esthète Pieyre de Mandiargues mais Borowczyk n’arrive pas à retrouver le charme et la poésie du roman.
Il y a bien sûr le très beau et sulfureux Joe Dalessandro , icône du cinéma underground américain des 70’s., qui se promène à la recherche d’aventures sexuelles, dans des bordels remplis de belles prostituées.. Il déambule aussi dans Paris, dans sa belle SM Maserati, et cela nous permet de beaux plans de Paris avec entre autre une scène dans le trou des Halles , immense cicatrice au cours de Paris, ou autour de Notre Dame, en pleine nuit, très beaux plans . Mais l’érotisme est souvent triste, hormis quelques scènes : une belle toison pubienne très fournie sous la douche, en prélude, et puis les scènes avec Sylvia Christel , toujours très sensuelle, en prostituée évanescente.
Mais on s’ennuie dans les différentes scènes d’amour entre Christel et d ‘ Alessandro bien fade et souvent répétitives (même la fellation non explicite de Christel est ennuyeuse) . Il y a de beaux morceaux de musique qui accompagne toutes les scènes au bordel, Carlos Gardel, Frehel et Pink Floyd, mais c’est insuffisant pour faire un bon film. Les dernières 20 minutes sont plus poétiques et dramatiques et Dalessandro trouve un certain souffle. Mais au final la chair bien triste et Borowczyk ne retrouvera jamais l’inspiration qu’il avait eut avec ses très réussis « Contes Immoraux ».