Chacun a déjà un enfant d'un premier mariage, Pierre Larquey et Florelle convolent pour le meilleur et pour le pire.
La marmaille désigne les deux enfants, Pinpin et Ninette, dans deux parties et deux époques. Mais c'est, en définitive, Monsieur Bouton-Pierre Larquey qui est le centre du récit et qui permet à l'acteur un numéro mémorable en populo et en papa un peu fruste. Et d'ailleurs, le film, qui, par la voix de Bouton, martèle qu'il n'y a rien au-dessus de la famille, est une chronique qui invoque, en les survolant, les plaisirs et les servitudes parentaux.
Le film demeure, sur un mode généralement fantaisiste, une comédie familiale anecdotique qui présente l'avantage et la qualité supplémentaire, aujourd'hui, de ressusciter une époque et des façons éducatives éloignées de nos canons actuels. On ne doit pas tenir le film et le scénario pour réalistes mais on y trouve un regard sur l'enfance complètement différent, moins attentionné probablement, dans un contexte social et matériel qui est celui du début du 20ème siècle. On ne peut pas dire qu'on est ici dans le culte de l'enfant-roi...
Le réalisateur a le bon goût de ne pas abuser des mots d'enfant ou de moues attendrissantes. Il le fait d'autant moins que le père Bouton devient vite le sujet du film.