Toi, l'Auvergnat quand tu mourras,
Quand le croc-mort t'emportera
(Georges Brassens)
Denis Malleval (1958/----), tâcheron TV, un peu moins d'une quarantaine de téléfilms au compteur de 1996 à ce jour, avait fait ses premiers tours de manivelle aux "Guignols de l'Info"... Puis descente aux enfers avec "Sylvestre", "Joséphine", "Avocats et Associés"... Rien de bien transcendant, la routine quoi...
A partir d'un roman de la plume réputée de Georges Simenon, grand auteur de polars "Maigret".. entre autres, et sur un script pas très nerveux ni énigmatique de Santamaria, il nous raconte ici l'histoire d'une succession qui, comme la plupart d'entre elles, se passe mal ! Surtout lorsque les héritiers flairent la bonne affaire et la cession d'un restaurant gourmet : "l'Auvergnat" en plein cœur des anciennes halles de Paris, aux ris de veau réputés....
Enfin, bonne affaire tant que les halles n'avaient pas été détruites, "mettant sur le pavé" nombre de petits commerçants des alentours... Paris y perdit un peu de son ambiance, de son âme.
Rétro :
"Le vieux fondateur du restaurant, Auguste, qui l'exploite avec l'un de ses trois fils, vient de trépasser en plein "coup de feu"! Mais pas assassiné : l'âge...
Le commerce tournait bien : signe extérieur de richesse, le fils roule en Mercédès, et quand on fouille "ses restes" où donc est passé le magot qu'aurait dû amasser le défunt ? L'aïeul serait-il allé dépenser ses petites économies en faisant "son petit quatre heures" des "belles"de la rue Saint-Denis? Pas d'assassinat donc dans ce Simenon très "soft"... Les deux fils (dont un juge qui lui ,roule Renault) commencent à soupçonner leur frère de leur faire des cachoteries et enquêtent !"
Fabienne Richet, directrice de casting, n'a pas eu trop de difficulté à trouver ses acteurs : ce n'est pas un western mais les femmes y jouent quand même,les ports de fleurs...
Quant aux comédiens, Darroussin et Duléry portent seuls, bien seuls.... l'histoire sur les épaules !
Sans passion, ils font leur métier...
Solo réussit même à encore être plus mauvais que d'habitude et jouant faux, il en rajoute des tonnes et fausse l'ambiance... A trop en faire dans ce genre de situations dramatiques, il m'a donné envie de rire ! Consternant de réussi à pourrir une ambiance à ce point !
Il est vrai que la réalisation est pantouflarde et rodée au confort des studios... Rien de bien trépidant. On ne verra pas non plus grand chose du vieux Paris, sinon un vieux bus typique à nez de cochon sorti du musée.
Un récit qui somme toute (somme/ héritage ?) aurait peut-être mieux convenu au plancher d'un théâtre....
Bref, tout ça manque d'ambition, sinon de budget.. Pas de quoi payer une addition salée...
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France 3 le 15.12.2015- Teva le 27.08.2024-