Dans un monde où les décès se sont raréfiés, Katherine est condamnée à mourir à cause d’une maladie incurable. Roddy qui possède une caméra greffée au cerveau est engagé par une chaîne de télévision pour la filmer à son insu.
La Mort en direct explore avec une certaine hardiesse les thèmes du voyeurisme et de la manipulation médiatique. Le métrage, véritable prouesse pour un réalisateur français s'aventurant dans le genre de la science-fiction, propose une réflexion pertinente sur les dérives potentielles de notre société obsédée par l'image.
Le sujet, passionnant et d'une actualité troublante (si l'on considère les innombrables tentatives de suicide de personnalités de télé-réalité, annonçant peut-être la prochaine étape : la mort en direct), offre un potentiel narratif considérable. Romy Schneider, icône de la vie et de la vénusté, incarne avec authenticité une femme condamnée, apportant une dimension pathétique à son personnage.
Néanmoins, le métrage souffre d'un rythme lymphatique, qui peut parfois lasser le spectateur. Les thématiques abordées, bien que pertinentes, demeurent souvent à l'état d'ébauche, ne parvenant pas à atteindre la profondeur désirée.
Bref, c’est un film inégal, qui oscille entre la brillance de son concept et la lenteur de son exécution. Il mérite d'être vu pour son sujet audacieux et la performance de son actrice principale, mais laisse un sentiment d'inachevé.