Tout ce vide dans ce film… qui se passe dans une région, et deux villes que je connais bien. Moll a su aussi capter cette ambiance à la fois aérée et lourde, écrasante de la vallée de la Maurienne ou de l’agglomération grenobloise. Cette dureté géologique, qui cadre si bien avec la fermeté du propos, celui d’hommes confrontés à une violence absurde et inouïe d’autres hommes. « Un monde d’hommes. » dit Nadia à la fin du film. Des hommes qui tuent. D’autres hommes qui les pourchassent pour les punir.
Un film qui se transforme direct en fantôme destiné à hanter les gens qui le visionnent.