L'humanité semble toucher à sa fin pour cause d'infertilité inéluctable des sols via l'utilisation massive d'organismes génétiquement modifiés,
Le Docteur Erol Erin incarné par Jean Marc Barr (Le Grand Bleu) part dans "les Terres désolés".. pardon, je me trompe de roman/film.. "Les Terres Mortes", à la recherche du savant Cemil Akman ayant étayé une théorie survivaliste sur le sujet..
Tourné en noir et blanc, choix qui amplifie un effet sensoriel plutôt pertinent et cohérent, le réalisateur Turque nommé Semih Kaplanoglu (auteur des oeuvres Oeufs, Lait et Miel), expose ici sa vision sur L'Homme et la Nature :
Graine. Tout un programme.
Chouette une fiction dystopique d'auteur, me suis-je dis! Et avec en prime Jean Marc Barr himself, présent après la séance pour répondre aux questions des spectateurs.
Une vision d'auteur, un acteur engagé, c'est si rare sur le sujet, bref j'avais la foi.. Et justement..
Oui, un film d'anticipation qui au départ, dépeint avec un charme désuet les dérives et une quête scientifique, qui dévie délibérément vers l'onirisme contemplatif avec son rythme lent et ses question philosophique flottante, pour nous amener tout droit vers le mysticisme un peu maladroit..
Certes, c'est plutôt difficile de faire cohabiter science et religion, pourtant ça c'est déjà vu et fait même chez le grand Hollywood bourrin (c’est dire), ce ne serait donc pas réellement problématique si le message écologique ne disparaissait pas au profit d'un terrible manque de subtilité.
Pire, le film se targue d'un anthropocentrisme grossier qui fait clairement dissonance avec sa -jolie- finalité symbolique.
Un beau sujet, quelques jolis plans et idées, pas mal d'inspiration, notamment celle du culte Stalker d’Andreï Tarkovski..
Il aurait donc peut être suffit d'un peu plus de suggestions philosophique et moins de démonstration idéologique.. Un juste milieu.
Dommage, La particule Humaine ne sera pas le chef d'oeuvre attendu.
Il aura au mieux quelques souffle de compassion mais ne rapportera pas de blé..
Néanmoins, un film de SF Turque, ça a au moins le mérite d'exister et d'être vu.