Pour continuer à citer Domnique A :
"Comme tu as su attendre
Comme tu lui as parlé
Et comme elle résistait
Elle voulait se défendre
Et c'était presque beau
De vous voir, presque beau
Ta patience infinie
Ses "non, "oui", "pas ici".
Un jour ça s'est passé
Elle voulait dans ta chambre
Et tout a bien été
Et tout était très tendre
Mais après, comme toujours,
Ça t'as rendu tout chose.
Elle s'est lavée vite fait
Tu savais bien comme c'est mais
Qu'est ce que tu ne ferais pas pour
la peau ?"
"La peau douce", c'est une tragédie intime filmée comme un thriller. L'un des films les plus hitchcockiens de Truffaut jusque dans ces gros plans d'objets moteurs de narration, le fatalisme évidemment, ou cette caméra qui épouse la subjectivité des personnages, à commencer par celle de Jean Desailly en écrivain volage. Une histoire d'adultère dans laquelle Truffaut a semble-t-il mis beaucoup de lui-même, allant jusqu'à tourner dans son propre appartement les scènes du couple marié que forme le susnommé avec Nelly Benedetti. De cette dernière, femme trompée et brisée, ou de l'amante Françoise Dorléac, bras du destin malgré elle dont les illusions ne résistent pas à la tourmente des sentiments, difficile de dire laquelle est la plus bouleversante. Vu il y a trop longtemps, "La peau douce" mériterait sûrement de figurer plus haut dans ce classement #600favoritefilms.