En 1943: résistant, Georges Lambert, vient de faire dérailler un convoi ferroviaire nazi. Pourchassé par la Gestapo, notre homme arpente la banlieue pour finalement se cacher chez un vieil ami, le Dr Pagines, qui le planque à son tour dans sa clinique psychiatrique ou il doit se faire oublier. Au contact des fous, Lambert perd pied peu à peu...
Forcément, on pense tout de suite à "La Tête contre les Murs" de Franju mais ici c'est Raoul André, réalisateur sans génie plutôt spécialisé dans les comédies lourdingues qui s'y colle. Pourtant le cinéaste a réalisé quelques bons drames en début de carrière: "Fiacre 13", "Les Clandestines"...
En 1962, Mouloudji faisait déjà sa dernière apparition au cinéma, Yves Vincent et Jacques Dumesnil campent deux aliénistes aux méthodes opposées, Francis Blanche et Robert Porte jouent des malades glaçants à souhait semblant jouer double jeu en voulant dissimuler quelque chose.
il y a quelque chose d'infiniment désabusé dans ce scénario de Jack Jaquine, comme si le héros principal se suicidait socialement: le manque d'action, le manque d'adrénaline plombent déjà cet anti-héros car une fois la guerre terminée, on ne l'imagine guère aller pointer à l'usine pour des nefles!