Beau western pro indien avec une mise en scène exceptionnelle des affrontements de cavaliers

C'est une serie B captivante avec rebondissements dramatiques, conflits de loyautés, conflits culturels, conflits d’amour.

Robert Wagner est tout jeune (25 ans) et on ne l’a jamais vu avec une telle beauté élégante, tandis que Debra Paget joue une splendide indienne. 

Et il ya aussi des conflits d’amitiés interraciales, de sentiments filiaux, d'obligations et de bienséance, des compromis politiques et sociaux, de la tragédie et de la romance. 

En guise de « gunfight" final, on  a un tres remarquable affrontement en face à face et en plans larges entre les chefs des tuniques bleues postés devant leur troupe d’une part et les deux indiens rebelles (dont l'un est joué par Jeffrey Hunter) d’autre part. 

On suit pour chacune des parties les différentes phases de préparation physique et psychologique.

En arrière-plan du face à face, on voit comment, dans la masse des soldats yankees à cheval dans la plaine s'affrontent "politiquement" la fraction des va-t-en guerre et la fraction des pacifistes.

Simultanément, parmi l’autre masse remuante, celle des indiens à cheval postée sur le côté et qui observe, dont le chef est le père d’un des rebelles, on voit un « débat » similaire et très physique. 

C'est un moment où on ressent que les deux groupes armés peuvent basculer à tout instant dans la guerre à outrance avec un massacre chaotique : la mise en scène, qui était déjà remarquable, devient alors exceptionnelle.

Le scénario de John Prebble est inspirée du réel. C’est un journaliste et écrivain anglais qui émigra dans le Sakatchewan au Canada, la terre d’accueil pour des émigrés indiens d’Amérique. Parmi eux, des sioux réfugiés là après la guerre de l’or dans les Black Hills avec Custer.

Son oncle paternel y vivait et il y avait recueilli cette histoire, étant lui-même de filiation « native american » : My Great-Aunt Appearing Day, livre qui avait été publié juste avant le film, en 1952.

(Note de 2018 publiée en dec. 2024).

Remarque : de Robert D. Webb, j'avais vu en 2013 Pirates of Tortuga, de 1961. Je lui avais donné 3, ce qui indique un film très pénible à voir. Si je me réfère à ces deux petits chefs d'oeuvre du western que sont La Plume Blanche, de 1955, et le Shérif, de 1956, soit Webb a décliné très vite, soit je dois revoir le film de 1961...

Michael-Faure
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le 5 déc. 2024

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