Avant 1965, à la sortie de ce film au titre ambitieux pour ne pas dire autre chose, la vie du Christ avait déjà été plusieurs adaptée au cinéma et le sera encore de nombreuses fois par après. L'ambition de cette production est haute avec toutes les caractéristiques de ce type de projet (Casting XXL, décors pharaoniques, filmé en 70mm, ...) car contrairement à beaucoup d'autres elle se dédie entièrement à la vie de Jésus et ne prend pas de biais le sujet comme dans Ben-Hur ou bien Barabbas par exemple. Il y a de quoi remplir les trois heures vingt de durée avec la Nativité, les différents épisodes connus de l'existence de Jésus avec les prêches, les innombrables sentences bibliques et enfin la Passion et la Résurrection tout est là (ou presque). Bon après, et c'est parfois pompeux mais faut accepter qu'il s'agisse d'une oeuvre religieuse ou l'on ne remet nullement en cause ce qui relève de l'orthodoxie, Jésus fait des miracles et est le fils de Dieu, c'est comme ça et pas autrement dans ce film ! Bien apprécié les choix esthétique et stylistique par contre, enfin la plupart, comme cette reconstitution flippante de Jérusalem, la ville entière est d'un gris cauchemardesque, les gens ont tous l'air en mauvaise santé, les costumes pouilleux et les déserts invivables et austères. George Stevens aidé par David Lean et Jean Negulesco pour des scènes de la première demi-heure fait une mise en scène ultra académique de ce blockbuster, sans personnalité.