Le générique du début dure dix minutes. Tout commence par un panégyrique de Guitry à l'encontre de Michel Simon, qui reçoit les compliments du Maître sans broncher. Le réalisateur présente ensuite un à un tous les comédiens, avec pour chacun un petit mot spirituel. Et il poursuit avec les techniciens, jusqu'aux responsables de la cantine ! Du Guitry pur jus ! Quant au film, dont Jean Becker a tenté un remake désastreux, il est un règlement de comptes sans concession contre l'institution du mariage (Guitry connaissait le sujet par coeur) et aussi contre la justice (pour laquelle il nourrissait un ressentiment certain depuis son incarcération au moment de l'Epuration). Peut-être le film le plus cynique de l'auteur, gorgé d'humour noir, avec un Michel Simon impérial.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Créée

le 2 août 2019

Critique lue 176 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 176 fois

7

D'autres avis sur La Poison

La Poison

La Poison

8

Sergent_Pepper

le 5 mars 2021

Suivre

Bonhomie d’un meurtre

Le générique d’ouverture de La Poison reprend une idée que Guitry avait déjà eue pour Le Roman d’un tricheur, où il intervient pour présenter son équipe, mais qu’il développe en apparaissant à...

La Poison

La Poison

9

Halifax

le 25 sept. 2015

Suivre

Satire cynique et sociale de la conjugalité en campagne ordinaire

La Poison c'est un peu, voir beaucoup l'histoire du hasard, une rencontre au détour d'une liste de films français, un titre mais surtout un pitch. En second, je vois Michel Simon, Mmmmh, Sasha...

La Poison

La Poison

8

Hypérion

le 21 juil. 2012

Suivre

Je ne suis jamais assez saoûle pour oublier ta gueule

A peine lancé dans "La Poison", il m'a été gâché par un autre film que j'avais beaucoup apprécié il y a quelques années, j'ai nommé "Un crime au paradis", qui se trouve en avoir été le remake total...

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...