La raison du plus fou
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Bande annonce
Un surveillant d’une maison de repos, aide un couple de jeunes pensionnaires pour leur faire découvrir la mer. Sauf que la directrice de l’établissement, bien furieuse, décide de les récupérer avec son bêta de mari.
Sorti en 1973, le film est réalisé par François Reichenbach. Un réalisateur qui a surtout œuvré sur des documentaires comme J’ai tout donné, Sex O'Clock USA ou encore L'Amérique insolite. Comme pour Arès et Baxter, j’ai découvert son existence à nouveau grace à “Le cinéma français c’est de la m*rde”. Le grand cinq pour être précis.
Et comme pour Baxter, l’envie de voir ce film tenait à son coscénariste et également l’acteur principal : Raymond Devos. Un de mes humoristes préférés et un génie des jeux de mots comme le cultissime : Je vais parler pour ne rien dire.
D’ailleur, le film est rempli de jeux de mots bien drôles comme “ça c’est le bouquet”. On a aussi des moments absurdes avec des phrases volontairement bizarres comme pour “l’air pur”, “le permis” ou encore au début avec le “ici”. Et je crois que Devos reprend ses sketchs de ses spectacles comme “Je suis une valise”. Et en plus on a droit à des p’tits numéros de cirque comme le jonglage et le funambulisme.
Le film a un immense et beau casting. En plus de Devos, on a Alice Sapritch qui joue la directrice sèche et aigrie, Jean Carmet qui joue le mari beta et un peu neuneu, Paul Préboist qui joue le chauffeur de camion et qui est impatient devant le téléphone,..... Sans oublier des p’tites apparitions d’autres célébrités comme Julien Guiomar, Robert Dalban, Pierre Richard, Lino Ventura,...... avec leurs p’tits moments de bravoure.
Et je pense que le film a un message comme double lecture : Les gens qui sont en dehors des maisons de repos, sont plus fous que les fous évadés de cette maison. Y compris le personnage d’Alice Sapritch. Comme si Devos voulait nous avertir qu’on est entouré de gens complètement cinglés.
Les seuls défauts que je peux reprocher au film c’est le montage qui coupe les scènes un peu brutalement et la fin que je trouve un peu décevante.
Mais en dehors de ça, si vous êtes fans de l’humoriste, je pense que vous allez apprécier ce film. Et il y a peut-être une chance que les néophytes puissent l'apprécier également.
Pour le dernier film de ce marathon, je vais éviter de prendre un film qui est déjà mentionné dans les livres “Le cinéma français c’est de la m*rde” car ça serait trop facile. Je vais parler d’un film d’animation qui rend hommage à l’un des plus grands réalisateurs français des années 50, 60 et 70.
A suivre.