La Scandaleuse comme dit le site ? Ou La Vicieuse, comme c’est écrit sur l’affiche qu’on voit sur le même site ? Renaud, le chanteur, je me rappelle de son Autostoppeuse, m’aurait certainement dit : « Je préfère La Vicieuse ».
Une chose est sûre: le titre original, c’est « A wicked woman », littéralement « Une femme méchante ». Ici elle a du sex appeal. Le sex appeal de la méchante, c’est comme la patte de la même couleur qu’a le Grand Méchant Loup dans le conte que vous savez, une patte blanche pour cacher l’âme très noire, aussi blanche que la robe de l’actrice principale, sept ans après celle de Lana Turner dans Le Facteur, pas celui de Tati, celui qui Sonne Toujours Deux Fois.
Si dans la vie j’ai toujours préféré les femmes très belles et très gentilles comme ma très sainte mère et mon épouse bien aimée, par contre au cinéma j’ai toujours eu un faible pour les femmes très belles et très méchantes comme Maléfique, la toute première, dans La Belle Au Bois Dormant, je n’avais pas encore dix ans.
La « femme méchante », et non la « méchante femme », la place des mots est aussi importante que pour « bonne femme » à ne pas confondre évidemment avec « femme bonne », la « wicked woman » du titre original, est jouée ici par Beverly Michaels.
Cette Beverly, c’est dans Pick Up de Hugo Haas que je l’ai rencontrée, titre français « La Racoleuse », deux avant cette « Scandaleuse », décidément les rimes en « euse » lui collent… à quoi ? Aux fesses ? Mais non, restons corrects, on est sur Sens Critique, alors disons plutôt à la « filmographie ».
Mais de même qu’il n’y a pas de fumée sans feu, il n’y a pas de filmographie sans film. Et celui-ci n’est pas si mal, avec une fin qu’on devinait morale, mais au final, pas si banale que ça.
p.s. Merci une fois encore à « wicked pédia »