On a beau la trouver sympathique, Demi Moore (et accessoirement très, très canon), sa filmographie n'en sera pas sauvé pour autant. Pourtant, elle démarrait pas mal cette "Septième prophétie" : une ambiance intéressante semble s'y installer, le réalisateur ayant alors l'intelligence de laisser place à quelques détails insolites. Mais voilà qu'au bout de vingt minutes : le trou noir. Le film se transforme en sorte de trip mystique incroyablement ringard et moche, face auquel se demande si Carl Schultz a simplement cherché à suggérer ou au contraire se montrer ambitieux esthétiquement, mais qu'elle que soit la réponse, c'est raté et pas qu'un peu. On est même navré devant tant de grossièretés au niveau du scénario, se révélant totalement prévisible et passablement ridicule, cette évocation biblique étant la cerise sur le gâteau d'une entreprise qui ne manquait pourtant déjà pas de casseroles. Tout ceci est navrant, s'offrant le luxe de se prendre très au sérieux pour un sujet qui demandait pourtant un minimum de tact et de retenue. Et on aura beau être assez sensible à la présence inquiétante et puissante de Jürgen Prochnow : rien n'y fait, c'est à fuir... et à mourir.