8
14131 critiques
Méta-détournement
Ce film, on me l'a filé il y a quelques années. Un colocataire. C'était son cadeau d'adieu. Je ne savais rien de ce film, mais au vu du titre, je m'attendais à une critique acerbe du cinéma...
le 21 mai 2013
Bon, je ne suis pas facilement du genre à crier à la branlette intellectuelle dès qu'une oeuvre me dépasse mais ce film y ressemble clairement. Pourtant je n'ai pas peur de la rhétorique, j'aime le langage, les mots, les belles tournures de phrases mais là c'est à l'excès et ça vire au ridicule. Ok Guy Debord a semble t-il voulu s'employer à un exercice de style hermétique mais pour moi il y a un certain équilibre à garder si on veut être un minimum édifiant.
Parlons des mêmes images d'archives qui passent en boucle pendant 1h30 à l'écran (# Capitalisme, manifestations, passages à tabac, filles à poil, nichons, Lénine, Marx...etc) pour la subtilité et la nuance on repassera...
En fait j'ai le sentiment avec cette "société du spectacle" que ça se veut exagérément complexe pour ne pas avoir l'air d'enfoncer des portes ouvertes... Et il y a d'ailleurs un contraste notable entre le caractère pompeux exacerbé de l'écriture et les poncifs accumulés par l'imagerie pour le coup très simpliste et générique...
On peut présumer du parti pris cryptique de Debord qu'il est là pour n'être qu'un complément d'oeuvres d'autres auteurs pour qu'on puisse cerner davantage les enjeux politiques, sociaux, sociologiques et sociétales derrière l'industrialisation du spectacle mais le soucis c'est que je ne vois pas ce film comme un complément de quoique ce soit tant Debord n'argumente jamais sa réflexion, son propos, il n'explicite rien un minimum donc on reste sur la touche. Et ce n'est pas parce que tu remets en question la valeur cinématographique de ton métrage à travers un petit texte sur son rythme que ça y changera quelque chose...
Vu ce que dénonce ce film je ne dirais pas qu'il est élitiste vu qu'il veut informer la masse que le grand capital veut garder le statu quo et l'aliénation du peuple pour asseoir et garder sa domination à travers le divertissement mais franchement autant lire "Le prince" de Machiavel, ça sera plus intéressant. Lui était déjà un précurseur plus notable et visionnaire sur la question.
Créée
le 20 mars 2021
Critique lue 207 fois
8
14131 critiques
Ce film, on me l'a filé il y a quelques années. Un colocataire. C'était son cadeau d'adieu. Je ne savais rien de ce film, mais au vu du titre, je m'attendais à une critique acerbe du cinéma...
le 21 mai 2013
8
6 critiques
Constatent avec effroi que tout le monde se fou complètement de ce film, je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose. après plusieurs mois de marche silencieuse devant mon ordi, je me...
le 9 avr. 2012
3
178 critiques
Bon, je ne suis pas facilement du genre à crier à la branlette intellectuelle dès qu'une oeuvre me dépasse mais ce film y ressemble clairement. Pourtant je n'ai pas peur de la rhétorique, j'aime le...
le 20 mars 2021
3
178 critiques
Vu que Antoine Goya a opéré un sérieux virage idéologique et politique je me permets également de mon côté de revoir totalement mon point de vue sur ce type et sur son contenu. Ça va me permettre...
le 8 août 2023
5
178 critiques
Bon, j'ai trouvé ça assez moyen. Cette version de Kaufman ne joue pas spécialement sur la paranoïa des gens ni vraiment sur la somnolence des personnages principaux comme on pourrait s'y attendre...
le 31 mars 2024
4
178 critiques
J'ai beau enchaîner les matchs sur ce nouveau FIFA je n'arrive décidemment pas à me faire à cette nouvelle jouabilité. Déjà je ne retrouve pas du tout le jeu construit vanté par les développeurs lors...
le 6 oct. 2015
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème